• L'imaginaire et compagnie.

     

    Visitant un certain musée, déçue
    par la pauvreté des oeuvres.....voilà à quoi s'attendre quand on imagine le
    travail et la présentation de ces soi-disant artistes, alors au pif,
    choisissons un prénom et une préparation de tableaux....Dommage, sur le net, je
    vois des choses fabuleuses qui pourraient avoir leur place dans les musées, les
    artistes c'est vous!

    L'imaginaire collectif du prisme au travers du cadavre enchanté

    Je met mon écharpe blanche longue de 3 km, et d'un geste gracieux, l'enroule
    autour de mon cou pour vous parler de cet obscur artiste dont tout le monde se cogne,
    puisqu'il sort tout droit d'une pochette surprise....

    Arnulf, artiste peintre donnant chaque soir un chapitre légendaire à sa
    soûlographie (rien à voir avec Soulage, et pourtant...). Arnulf, 25 ans.Arnulf,
    le dernier peintre décadent.... tes longs cheveux en tuiles vernissées recouvrant
    tes habits en poil de yak, fabriqués à Karakorum, et retombant sur tes
    chevilles tatouées d'un L chacune, pour mieux t'envoler dans les hautes sphères
    de l'incompréhensible....

    Arnulf multipliait les croûtes autant que Dieu pouvait en bénir, mais usait de
    génie pour solutionner ses fins de mois difficiles...Arnulf fréquentait le
    milieu oulipien, où là il pouvait se donner à coeur joie avec ses condisciples
    de converser sur leur fabuleux traité philosophique de stratèges
    stéganographiques à travers la matière (jusque là, tout le monde a suivi...),
    s'identifiant, usurpant, volant même les idées des plus connus, Arnulf n'en
    puit plus , fuyant cette kleptocratie artistique. Il se trouva une personnalité
    , un style , un certain soir glissant de janvier où un twist interminable, une
    lutte même se régla entre ses pompes et le trottoir verglacé.... se fracassant
    les chevilles, où les L jumeaux s'envolèrent pour un lit d'hospital, Arnulf les
    pieds plâtrés prit son destin en main...un nouveau concept allait naître....

    Alliant l'humain, la nature et l'art, Arnulf sous morphine (c'était une sacrée
    glissade!), conjuguant les trois thèmes , divaguant entre le pointillisme et le
    surréalisme, mettrait à exécution son rêve...

    Dans un demi coma, Arnulf se perdit dans un labyrhinte flouté mélangeant Lande
    art et mathématiques , le bruit lointain d'un cargo quittant le port en
    déclencha la mise en scène....subtilisant deux hommes charpentés chez Casto au
    rayon des produits lourds et encombrants, sans diplomatie aucune effectuée,
    emmena ses nouveaux amis en fôret , les forçant à déraciner un châtaigner, puis
    le transporter dans sa garçonnière, se débrouillant pour découper l'arbre en
    forme de retable en prenant soin de garder les chutes pour se confectionner de
    jolies tongs, puis, à l'aide de son pinceau magique pré-colorisé, trouvable
    dans toutes les pharmacies d' Amsterdam , badigeona le support tant bien que
    mal , en y jetant sans parcimonie quelques cailloux pour la touche finale....se
    qui gâcha le chef-d'oeuvre, et vous l'aurait tous compris, tous, sauf Arnulf,
    qui se rendit compte trop tard du déséquilibre de sa toile...omettant de
    multiplier la moitié du quart du cent millionième à la tranversale de la
    diagonale "x", le résultat malheureusement ne fut pas égal au nombre
    d'or!


    Arnulf, se réveilla de se cauchemar, rentrant chez lui quelques jours plus
    tard, prenant conscience de son non talent, se rendit minable à l'Irish
    Coffee....la suite, vous la connaissez, triste à en mourir, Arnulf tomba sur de
    vieilles bouteilles de fruits alcoolisés, s'écroulant sur sa dernière toile
    vierge,y déposant un brin de vomi, et, lança d'un cri guttural dans l'air
    indifférent de cette garçonnière; Vive le suicidre!


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