• HISTOIRE 

    On racontait beaucoup de chose
    sur Mr Pi, trop de choses ...sûrement pour alimenter les conversations de ces
    femmes, cachées derrière leurs rideaux , du jour levant jusqu'à la nuit tombante.



    En pleine saison hivernale, la route de ce village étant considérée dangereuse,
    les riverains et riveraines ne sortaient que pour acheter le pain et quelques
    broutilles alimentaires. Aller en ville relevait du sport de haut niveau pour
    les non-amateurs de glisse. Charmant village de trois cent âmes vieillissantes,
    gardiennes de secrets terribles flottant dans l'air, où s'échappait le fumet de
    soupes à l'oignon, l'humidité de ses caves lézardées, la bonne odeur du feu de
    bois, et, la solitude des batisses en pierres...

    Mr Pi, homme respectable de par ses actions sociales au sein de la communauté,
    retenant les plus jeunes de la population à ne pas quitter les lieux,
    promettant un travail pour tous, mais sans succès... Se retrouvant lui-même
    sans activités, lui a pris le goût, un soir de janvier où neige tombe à
    ensevellir le patelin, de reprendre pour occupation sa passion pour la
    taxidermie.



    Là, a commencé le cauchemar pour Mr Pi... on a racontait ces choses....l'homme
    n'empaillait pas que les animaux, mais des êtres humains, qu'il s'était fait
    refaire les dents en pointe (par un obscur dentiste argentin), qu'à la nuit
    tombée, il opérait des rituels peu catholiques et dansait avec ses bêtes
    inanimées...l'ombre produite sur les murs ressemblait à un feu de plus en plus
    gourmand, que tout le bois aux alentours ne pourrait rassasier..

    Les lettres anonymes, découpées soigneusement dans les journaux pleuvaient dans
    la boîte aux lettres de l'ancien bienfaiteur, menaçant de mort, si le-dit
    personnage continuait ses louanges au diable, et l'ordonnant de quitter à
    jamais les lieux.

    Mr Pi, n'était pas d'ici, c'était l'étranger venu par le biais d'une mutation,
    remplacer l'ancien adjoint au maire, mort depuis peu. On ne fouille pas dans
    les affaires de famille,Mr Pi ! Surtout une famille constituée de trois cent
    membres, où les crimes les plus infames perpétués de sept à soixante dix sept
    ans, feraient gros titres dans les presses locales et hurler les plus vifs
    scénaristes de films d'épouvantes..



    Prenant conscience que l'on ne peut enfermer une population entière,car les
    enquête trop coûteuses, trop longues, Mr Pi, défaitiste, affaibli, prit ses
    bagages et réserva une place seconde classe, pour le train du lendemain, ne
    remit jamais les pieds en cette campagne.

    Après son départ, on retrouva un corbeau empaillé, cloué pendant la nuit, à la
    porte de chaque lettré des lieux..


    Après avoir écrit cette histoire, je me rends compte à présent pourquoi je hais
    les tableaux, canevas et autres cartes postales de campagnes où la neige
    immortalisant à tout jamais la tristesse....


    votre commentaire
  •  

    Visitant un certain musée, déçue
    par la pauvreté des oeuvres.....voilà à quoi s'attendre quand on imagine le
    travail et la présentation de ces soi-disant artistes, alors au pif,
    choisissons un prénom et une préparation de tableaux....Dommage, sur le net, je
    vois des choses fabuleuses qui pourraient avoir leur place dans les musées, les
    artistes c'est vous!

    L'imaginaire collectif du prisme au travers du cadavre enchanté

    Je met mon écharpe blanche longue de 3 km, et d'un geste gracieux, l'enroule
    autour de mon cou pour vous parler de cet obscur artiste dont tout le monde se cogne,
    puisqu'il sort tout droit d'une pochette surprise....

    Arnulf, artiste peintre donnant chaque soir un chapitre légendaire à sa
    soûlographie (rien à voir avec Soulage, et pourtant...). Arnulf, 25 ans.Arnulf,
    le dernier peintre décadent.... tes longs cheveux en tuiles vernissées recouvrant
    tes habits en poil de yak, fabriqués à Karakorum, et retombant sur tes
    chevilles tatouées d'un L chacune, pour mieux t'envoler dans les hautes sphères
    de l'incompréhensible....

    Arnulf multipliait les croûtes autant que Dieu pouvait en bénir, mais usait de
    génie pour solutionner ses fins de mois difficiles...Arnulf fréquentait le
    milieu oulipien, où là il pouvait se donner à coeur joie avec ses condisciples
    de converser sur leur fabuleux traité philosophique de stratèges
    stéganographiques à travers la matière (jusque là, tout le monde a suivi...),
    s'identifiant, usurpant, volant même les idées des plus connus, Arnulf n'en
    puit plus , fuyant cette kleptocratie artistique. Il se trouva une personnalité
    , un style , un certain soir glissant de janvier où un twist interminable, une
    lutte même se régla entre ses pompes et le trottoir verglacé.... se fracassant
    les chevilles, où les L jumeaux s'envolèrent pour un lit d'hospital, Arnulf les
    pieds plâtrés prit son destin en main...un nouveau concept allait naître....

    Alliant l'humain, la nature et l'art, Arnulf sous morphine (c'était une sacrée
    glissade!), conjuguant les trois thèmes , divaguant entre le pointillisme et le
    surréalisme, mettrait à exécution son rêve...

    Dans un demi coma, Arnulf se perdit dans un labyrhinte flouté mélangeant Lande
    art et mathématiques , le bruit lointain d'un cargo quittant le port en
    déclencha la mise en scène....subtilisant deux hommes charpentés chez Casto au
    rayon des produits lourds et encombrants, sans diplomatie aucune effectuée,
    emmena ses nouveaux amis en fôret , les forçant à déraciner un châtaigner, puis
    le transporter dans sa garçonnière, se débrouillant pour découper l'arbre en
    forme de retable en prenant soin de garder les chutes pour se confectionner de
    jolies tongs, puis, à l'aide de son pinceau magique pré-colorisé, trouvable
    dans toutes les pharmacies d' Amsterdam , badigeona le support tant bien que
    mal , en y jetant sans parcimonie quelques cailloux pour la touche finale....se
    qui gâcha le chef-d'oeuvre, et vous l'aurait tous compris, tous, sauf Arnulf,
    qui se rendit compte trop tard du déséquilibre de sa toile...omettant de
    multiplier la moitié du quart du cent millionième à la tranversale de la
    diagonale "x", le résultat malheureusement ne fut pas égal au nombre
    d'or!


    Arnulf, se réveilla de se cauchemar, rentrant chez lui quelques jours plus
    tard, prenant conscience de son non talent, se rendit minable à l'Irish
    Coffee....la suite, vous la connaissez, triste à en mourir, Arnulf tomba sur de
    vieilles bouteilles de fruits alcoolisés, s'écroulant sur sa dernière toile
    vierge,y déposant un brin de vomi, et, lança d'un cri guttural dans l'air
    indifférent de cette garçonnière; Vive le suicidre!


    votre commentaire
  • UNE EPOQUE FORMIDABLE

     

    "Maurice Allais, prix Nobel
    d'économie, compare les banques à des faux monnayeurs : « Dans son essence la
    création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique… à
    la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux
    mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont
    différents. »"

    L'Echo des banlieues, 3 décembre 2020,


    Nous informons nos chers lecteurs, ceux ayant survécu au bug économique, que
    l'Echo des banlieues vient de signer son dernière numéro...En effet, nous
    cessons l'activité manque de rentrées liquides et de grosses pertes humaines au
    sein du journal, dûent à l'effondrement de nos bureaux en périphéries.

    Les autorités continuent leurs interrogatoires pour dénicher les derniers
    locaux des faux-monnayeurs, le gouvernement profite de la situation pour
    détruire les appartements dit d'habitation à loyer modérés sous le prétexte
    d'un souci d'architecture...

    Dernier programme:

    -Les arrestations pour contre-façon de billets, continuent de faire des
    victimes dans le sud de la région. p. 5
    -Le fameux Hugo, légende du grand banditisme, n'a toujours pas était localisé.
    p. 10
    -Rester belle sous les bombes .p.14
    -Nos jeux: retrouve Gulliver dans le labyrinthe des nains.(niveau facile). p.16
     
    Pendant ce temps, Hugo joue sa dernière carte, son dernier rôle quelque part
    dans une cité voisine...

    Hugo rêvait sa vie comme on vit
    un spectacle. Pas découragé pour deux sous, il bénéficiait d'une imagination et
    d'un talent pour les retournements de situation. Joséphine, affectueusement
    appélée Jo, lui avait passé la bague au doigt il y avait maintenant cinq
    mois.... , disparue, subtilisée sûrement par les sbires environnant le
    quartier, ne laissant comme souvenirs son parfum de rose. Ce couple infernale,
    faisant étrangement référence à Bony and Clyde, à tous les anciens, et raviver
    cet air, depuis oublié ....

    Premier coup de théâtre.


    Hugo approcha péniblement de sa main gauche pansée, le petit micro de ses
    lèvres, où les commissures se creusaient de jour en nuit , assis sur de
    vieilles cagettes en bois, anciens dortoirs à légumes, Hugo ressortait sa vie
    dans cette petite boîte , accompagné de Jazz, un chat errant, dont le bout de
    la queue manquait. Il avait surnommé Jazz , pour ce rappeller les années
    folles, où Ruinart et jeunes demoiselles tombés dans ses bras, une autre
    époque.

    Durant le bug économique, Hugo s'était approprié ce bout cave, tel un
    anachorète , il revivait le rêve d'une ambiance peu festive, où, le sol, aigri
    par tant d'années de solitude, les murs dont l'echo des rires des enfants
    jouant à cache cache, ne se faisait plus entendre ,l'odeur devenue sale et
    humide , tout avait perdu son éclat, mille trésors de situations vécues; amours
    secrets, naissances de chatons, bouteilles de vins délicatement refermées et
    interrogatoires arbritraires.... devaient céder le pas au silence, le silence
    dérangeant, l'impression d'avoir le bruitage furtif de la mer au travers un
    coquillage... Hugo, s'improvisant le Farinet des temps modernes, s'amourachant
    des lieux comme un moine de son scriptorium, remplaça le scribe par un
    talentueux graveur, le pupître d'une presse, la plume par un burin carré, les
    enluminures par une plaque de cuivre laminée, et le confessionnal par un
    magnétophone, seul ami avec qui il pouvait parler, archiver ses journées de
    travaux manuels, et en apprécier le retour de sa propre voix, .Tout commença en
    ce jour du 3 décembre 2020, où dans le froid insolent et indifférent, Hugo
    prépara sa première planche de faux- billets .

    Hugo maitrisait à la perfection aussi bien le procédé de la taille d'épargne
    que celui de la taille douce. D'une dextérité à faire pâlir tous
    marrionnetistes de renommée, notre artiste faisant courir son burin sur sa
    plaque, s'appliquant à l'incliner plus ou moins, variant les largeurs et
    profondeurs de ses tailles, en salivait d'avance de voir le résultat sur son
    tissu turc.


    Deuxième coup de théâtre.


    Amoureux de vieux billets, il les sortait de temps à autres, et froissant le
    billet de dix francs contre son oreille, une symphonie de Berlioz se laissait
    entendre...le voilà, les yeux mis-clos, à valser tout seul dans le noir,(entre
    nous, sa valeur équivalait au moins une nuit dans un taudit du quartier de St
    Marie-Madeleine..) puis, ce fut le billet de cinquante francs, lui volant la
    vedette, Hugo revoyer sur les murs les pastels de Quentin de La Tour. Ses yeux
    tombèrent nez à nez avec le deux cent francs, Montesquieu de son regard
    accusateur, lui faisant comprendre de ne plus y penser, Hugo bougonnant, lâcha
    Berlioz ,effaça des murs les pastels de Quentin, alla se coucher et se signa
    devant Pascal, le cinq cent francs, lui...encadré à côté de sa couche, (drôle
    de missel me direz-vous!).

    Puis , s'endormit...Comme chaque nuit, l'image la même femme vêtue d'un simple
    pagne en dentelle , traînant telle un zombie sa poussette, ou les armatures en
    ferrailles ne supportaient qu'un petit cercueil , où lentement,elle prenait
    soin de remettre la rose à l'endroit, retournée sûrement par un vent mauvais.Jo
    le poursuivait sous cette forme à l'aspect lugubre, mais présente. Ce songe le
    réveillait d'un coup, le forçant à se remettre au travail, réecouter son
    magnétophone, et en subtiliser tous les ingrédients pour comprendre là où il
    avait faiblit pendant ses opérations.


    Troisième coup de théâtre.


    Un soir de juillet, pendant que Jazz taquinait de la souris, notre héros se mit
    à hurlait de joie, enfin! Tout y était , il avait finalement concoctait la
    monnaie fiduciaire tant attendue! L'espoir de retrouver Jo, de l'emmener
    danser, de se gaver de buffets gourmands, bref, la joie quoi...

    Tout changait , tourbillonnait dans sa tête, ça allait très vite, beaucoup trop
    vite, un peu comme le monde extérieur...

    L'air de la Françouillaise, chanson populaire d'époque, se faisant entendre
    dans les rues. Interloqué, Hugo sortit de sa cave, méconnaissable avec sa
    barbe, déroba un journal des mains d'une femme à moitié nue, en lit quelques
    gros titre, ses oreilles n'ont croyaient pas ses yeux, où l'inverse peut-être..
    Le drame au milieu de cette ribambelle humaine.




    L'Echo des banlieues, 6 juillet 2021.

    Chèrs lecteurs,

    Nous avons l'honneur de vous annoncer notre retour! Après les sombres mois que
    nous avons traversé, le gouvernement à mis en place des réformes pour que les
    bugs économiques ne puissent refaire surface.. De nombreuses familles de
    régions défavorisées, sont hélas tombées sous la faim,le bilan est très lourds
    concernant les faux-monayeurs, après les interrogatoires musclés, afin d'
    arrêter le traffic de plus en plus dense.

    Une nouvelle ère va commencer pour tous, effectivement, cela prendra du temps,
    mais nous construisons l'avenir en votant pour un langage unique, une monnaie
    unique, des habitations uniques en leur style, une pensée...

    Notre prochain numéro plus explicatif, reviendra avec vos programmes favoris!
    Et une surprise vous attend avec sa série...mais , là, surprise.....



    Hugo, feuilleta quelques pages , et les faux billets usinés pendant des mois,
    n'étaient plus, malheureusement d'actualité, la monnaie venait de changer juste
    après le bug économique.

    Pris d'un rire nerveux,retournant dans sa planque, dédia une nouvelle série de
    billets roses à l'image de Jo....


    Quelques temps après, on appris un beau matin du début décembre 2021, la mort
    d'Hugo: étouffement par ingurgitation de bout de papiers...un parfum de rose ,
    malgrès l'odeur insoutenable de la putréfaction de son corps, se faisait
    perceptible....on appris que Jo, avait séjourné dans ce couloir de la mort...
    succombant aux tortures infligées par la milice, qui n'obtenons pas le secret
    de son mari, donnèrent le dernier coup à ce théâtre désolant....


    1 commentaire
  • IL NE PEUT PLUS NOUS ARRIVER QUELQUE CHOSE D'AFFREUX MAINTENANT 

     

    Dévorant un monumental bagel de thon et salade, dégoulinant de confiture
    d'airelles,me faisant penser à cette série...(chercher pas le lien, sinon, le
    noeud au cerveau vous pend au nez...) Bien, alors je ne vais pas vous faire
    l'affront de mettre un épisode entier, rien que le fait de se remémorer le
    générique, vous donnera certitude tous les matins de partir au boulot avec
    entrain, voir le siffloter pendant les réunions et contaminant vos collègues de
    cette mélodie collante pendant des semaines et des semaines et des semaines....Amen...
    (vous allez tous me pourrir pendant ce laps de temps, certes....mais au moins
    vous penserez à moi!) .


    Epatant cette façon d'enjoindre un "genre dramatique "au "style
    cucul"....Trouvons une solution idoine pour en finir avec cette série, je
    sais pas moi! On recommence tout , on reprend depuis le début ....ce générique
    m'exaspère.


    La petite maison dans la prairie.Feat+TrashCriquetsPélerin


    Glacée de peur, Caroline remet tant bien que mal sa charlotte, où un Lucane
    Cerf-Volant s'est réfugié pendant l'invasion des criquets...(y'en a qui range
    pas leur jouet...), Charlot à du mal à contenir sa joie à l'idée de projeter sa
    carriole dans un trou temporel pris par distraction pour un puit de 3m de
    diamètre (rare pour cette région....), méconnaissable le Charles avec son teint
    ictérique dû à son opération de l'épisode 362000. J'vous ai pas dis encore,
    mais le docteur Baker s'est tiré avec Dr Quinn, et est remplacé par Klaus
    Kinski, ce dernier énervé par le nombre de gosses Ingalls où tout simplement
    jaloux de ces bretelles....lui pratiquant une vasectomie sans anesthésie...


    Alléluia!!!Crie sauvagement la petite Carrie se débattant de toute ses forces
    contre les méchants criquets venus dévorer ses champs de fraises tagada, la
    gamine n'ayant pour arme qu'un vulgaire caniche mort empaillé aux pattes
    écartées (ancêtre de la batte de base-ball), trébuchant malencontreusement sur
    une peau gélatineuse de stroumf , elle perd connaissance ....heureusement que
    le Doc est là....impeccable dans son armure "Prada"!


    Silence de tonnerre! V'là Nelly qui débarque ! Imperturbable dans son Antonov
    24, explosant les bébêtes de sa Kalachnikov , sa mère lui a donné une éducation
    exemplaire, quoiqu'en dise les téléspectateurs....Quel punch! Avec ses couettes
    ondulant dans un ciel rose irisé, marquant la fin du générique.....sur un air
    de Punish Yourself , tant qu'a faire...

    Dommage que les scénarii ne soient pas étaient écrit par Bukowski où Selby
    Jr.....divine intervention...

    Enfin, si la famille Ingalls a vu ce clip, on sait désormais pourquoi tout le
    monde court à travers champs.


    http://fr.youtube.com/watch?v=5_Bl3dW47xE


    Alors dans ce billet , se cache un peintre "édgaré".....trouves-le et
    gagne une salière-poivrière électrique! c'est le jeu de la fin octobre.


    votre commentaire
  •  ANGOISSES ET AUTRES JOIES

     

    A tous les fous errant quelque
    part...
    "Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut; qui peut lui
    imposer sa direction?" (Zhang Xianliang)

    PROLOGUE

    Uchronie passagère de mon labyrinthe neuronal, je me fais une raison et reviens
    progressivement à la réalité, état nébuleux agréable, et....les premières
    bulles de cotons effleurent un sol inoccupé depuis que le Dieu de la peur
    "Philontous 10 000", ordonna d'un ton persiflant , de prendre
    l'aéroplane blindé et partir pour des lieux plus cléments....Tout s'arrêta
    là....la mélodie collante de fin, signa de sa dernière note, des nuits et des
    nuits se succédant , est-ce que cette histoire se lit aussi bien à l'endroit
    qu'à l'envers?...vit-on vraiment un palindrome ou n'est-ce que le soleil ayant
    marre de jouer les pieds de grue, se permit un long voyage? Réveil difficile,
    existe-il une note allant de un à dix, révélant la bonne conduite de la réalité
    ou de la normalité, en contradiction avec la folie bien sûr....pour cette dernière,
    je lui attribuerais la note 1,si bien sûr une échelle de mesure me le
    permettait. Ma mémoire prend des allures d'étoile filante sans q'aucuns de mes
    voeux se réalisent...les électros-hénissements des odontocètes au loin, me font
    chaleureusement prendre conscience qu'une futur milice, cherchée au plus
    profond des joies d'enfants, creusera le dernier trou pour y enfermer le
    dernier des êtres humains ...mes semblables que je cherche aveuglément à
    travers une terre stérile, où quelques soutanes maléfiques hantent les
    bas-fonds jouant de leur saxe au sons distordus réveillant les fleurs de
    l'abandon de l'âme....c'est la pleine saison...hum...un bouquet? Volontiers! Ne
    sachant dire non, je met un point de départ à ma chute,.... qu'elle soit brève!




    Il "semblerait" que les personnages de ce rêve soient imaginaires. En
    conséquence, toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant vécu
    serait fortuite. Par contre, il ne me semble pas mais il est certain que le
    décor dépeint ici est totalement inexistant..du moins...en nos régions....


    Ière Partie ; Autonomase



    Cauchemar rythmé au son du vent, faisant ressurgir les clowns déambulant sur le
    papier peint à chaque claquement de fenêtre... une légère odeur de noisette
    brûlée titille mon odorat,ma lèvre supérieure se soulevant spasmodiquement,
    prête à vomir le dernier repas du soir, peut-être le dernier...un tremblement
    de casseroles suivi des rires stridents du dernier dauphin, m'épiant de ses
    petits yeux métalliques (mais ça, je l'ai toujours su), ne laisse qu'
    apparaître qu'une lune rouge sur fond noir, les étoiles soufflées comme de
    vulgaires bougies par les nonnes du deuxième étage , déguisées en cow-boys
    (malines les bonnes soeurs!)..Me réfugier? Où ?! le sous-sol..... Je n'ai
    pas pour habitude de parler à mon voisin du sous-sol dit"le
    cachalot", mais j'accepte de sa part un cours sur l'exégèse philosophique
    du judaïsme à l'époque médiévale autour d'une bonne tasse de crème de marron au
    paprika, si ledit personnage me cache sous ses joues ...je trouverais
    certainement un sommeil meilleur dû à ce discours soporifique ou la perte
    définitive du goût...il est vrai, j'avoue, avoir toujours voulu faire fondre
    ses bras de guimauve à feu doux , mais çà.... je le rêve égoïstement
    ....pendant que ces clowns rôtissent sous l'effet des crachats des nonnes, la
    poussière entassée depuis bien des décennies, essaie

    de m'attraper en m'entourant de ses moutons volatiles ...

    vite, me réveiller...je ne veux pas finir habillée de poussière, pourtant...sa
    couleur me va si bien les soirs ou le cachalot joue "la danse du boiteux"...
    La fuite reste ma meilleure alliée, et j'en goûte toute les vices...

    En m'acharnant à décapiter la dernière nonne de ce bouge infâme, des pissenlits
    plein les mains et des bleuets plein les yeux, je fus stoppée net par cette
    charmante armée de clowns automates, écrasant sans pitié les crapauds fuyant à
    travers les ronces... je quitte donc ce lieu de perdition pour une zone enfouie
    sous terre, laissant derrière moi un passé chargé en beuveries et autres
    attentats aussi mélodiques que la valse funèbre de Chopin....dommage, je
    remonterais bien récupérer la tête gorgonèse, gisant sur les tommettes
    blafardes de l'estanco de bas quartier, sa forme en Y me servirait bien de
    torche pour parcourir les kilolitres d'égouts, me séparant de ma ville natale ,
    où le soleil flemmard se couche vers 42h, et la lune ne se fait plus aussi
    ronde qu'avant....avant que la Terre ne se décroche du système et ne sache plus
    où tomber. Les clowns déambulant derrière une brume de chaleur verdâtre,
    apparaissant comme des fées du bal de fin d'année, soufflant d'une haleine
    forte en chlore, balançant leurs bras d'un geste wagnérien en ma direction,....
    miracle!, une baleine-volante m'accueillant de ses ailes aux plumes soyeuses,
    me donne enfin un doux repos...peut-être me réveiller au son du hip-hop à la
    harpe, et déguster quelques mandragores fraîches...repartir pour découvrir
    d'autres décors orientalo-aztèque....

    A Suivre....


    IIème Partie : Accalmie



    J'adore les régions où la variété de paysages vous transporte dans un coma
    tellement profond que seul DJ Strudel peut vous en sortir à coup de
    fouet-pogoteur....je m'égare là, revenons-en à notre histoire ,(ne le dites à
    personne, mais je ne sais toujours pas à quoi sert un fouet-pogoteur.....)



    Munie de mon turbo- tapis volant apprivoisé, (de quoi regretter la caisse à
    Dédé!), je parcours le ciel zébré de ses contrails et guidée par une fanfare de
    400 sexagénaires je décide de me poser... atterrissant dans les Amélanchiers
    Vulgaires de cette splendide forêt, aussi chaleureuse qu'une ergastule, les
    arbres pourtant complices à une autre époque..celle où ces géants majestueux
    faisant claquer le bout de leurs branches sur un air de gospel (en rythme s'il
    vous plaît!)et le soleil fêtard se traînait jusqu'aux heures tardives ,laissant
    place à la lune par un bâillement.... je longe paisiblement ce petit coin , et
    c 'est avec la vivacité d'Annie Cordy, que j'arrive dans les bras tous chauds
    de ses hautes herbes rougies par quelques coccinelles incandescentes...endroit
    magique où je peux cueillir quelques fraises tagada et oublier les clowns
    désarticulés, et les soutanes endiablées. Retrouver une vie normale, reprendre
    mon ancien métier d'analyste en électro-charcuterie? à voir...Benoîtement, je
    m'élance dans chemin brodé de papier-maché, puis de mes pas lourds, traverse un
    champs de Monnet où les coquelicots agités, broutent en coeur les derniers
    soupirs de quelques insectes à poils durs...Paisible...pour cette troisième
    époque de l'hiver, les pluies de glace bleue ont cesser depuis peu, et je savoure
    chaque mètre me séparant de mon ancienne cité, où doit régner un festival
    d'horreur clownesque, je sens au loin le ravalement de larmes de ces pauvres
    crapauds, comme les eaux sales remontant les canalisations des égouts.


    Puis, là, par manque de lacets à mes chaussures, gentiment dévorés par fourmis

    plasticovores, j'arrête ma course, mouais, je poursuivrais plus tard...

    A Suivre.....



    IIIème partie: Temps oubliés


    L'idée géniale de me confectionner de jolis lacets en brins d'herbes sèches tressés,
    me vient en scrutant cette sublime pelouse dorée aux allures hollywoodiennes,où
    les chenilles dansant un tango éfreiné me servent un spectacle hors du
    commun....Bref, je peux à présent continuer mon chemin, marchant allègrement à
    la recherche de l'As de pic, lui seul, gardien des mystères pourra me tracer la
    route et m'indiquer au son du djeeridoo l'odeur de quelques humains où mon
    souvenir prend forme en repensant à mes anciens proches...

    Bérénice (surnommée par pur caprice Childéric) qui n'a jamais pu contenter sa
    joie plus de 2 secondes à l'idée de posséder la fameuse collection d'espadons
    (Panini), se faisant un plaisir du haut de ses talons en glue marine de
    punaiser quelques xiphias gladius sur les murs de sa chambre, et de ses doigts
    cruciformes relever sa chevelure d'écailles d'un air satisfait, le sourire
    simiesque....j'ai eu des amis en or...nos jeux de simulations magnétiques
    transcrâniennes et autres macaronnades me manquent...

    Que donnerais-je pour n'être , une seconde seulement un conte merveilleux
    rempli de rêves saupoudrés de noix de coco râpée et non de sueurs amères....

     

    IVième partie : Elégance du monstre


    Bien qu'une action divine n'est point suffit à réaliser la nature, je conclue
    DIEU (Philontous 10 000) ,ne s"est pas levé tous les jours du bon pied ,
    voir même quelques grâces matinées largement abusées, dues à des soirées noyées
    par la production du fruit de sa création...


    Afin d'honorer ce vieux fou au portrait torturé rafraîchit de suie et de cire,
    au monogramme à la torche enflammée...les poms-poms girls soutanées agitant
    avec force et conviction de noirs drapeaux, se tortillant et sautillant tels
    des crapauds ébouillantés, déchirant l'atmosphère de leurs rires enivrés de
    quelques herbes macérées, me tendent leurs bras perséphoniques et leurs regards
    accusateurs , m'invitant à poser le premier cailloux de la pierre tombale des
    nations...j'enfile ma combinaison à oxygène pressurisé et court (et c'est pas facile!)
    loin de ce puzzle où mille yeux éparpillés , encadré avec goût de guirlande de libellules
    battant la mesure ...course stoppée par les Godorogriffes , attirés par l'odeur
    fraîche des longs jupons , gobant un à un ces yeux imbibés de boisson
    biologique...hum...j'aurai voulu goûter à ce calice débordant de liqueur de
    coquelicot , la question n'est plus de savoir ce que je vais boire, mais plutôt
    comment ne pas me faire manger!.....maudits reptiles ...je sais....ce n'est pas
    la vérité mais l'autorité qui fait la loi....l'As de pic en connaît quelques
    chose,envoyant son valet , justicier saignant de sa lance tous les Humzool
    menaçant sa demeure aux berceaux en croisés d'ogives, son triforium regorgeant
    de magnifiques trophées à têtes de béliers pleurant, des enluminures de saints
    destructeurs et autres joyaux aussi salvateurs et utiles qu'un maillot de bain
    en Sibérie ...la calvacade se déchaîne à la vue des Godorogriffes à la gueule
    enfarinée des petits soirs de cette saison, les pluies de glaces bleues sont
    finies certes,laissant place aux averses de feu, dignes d'un épisode sorti des
    dix plaies d'Egypte.....

    mais là! Que vois-je! Non! L'averse de feu dirigée sur les Godorogriffes est
    tout simplement les tirs de la Kalachnikov de Nelly! Sacrée Nelly, je l'avais
    oublier, rien à voir avec cette histoire en cours, mais là, Nelly, tu me sauve
    la vie pour boucler cette partie....

    Cinquième et dernière partie : Soulagement


    Les tam-tams se faisant entendre de mes chaussures régulant ma course et les
    battements de mon coeur à travers cette pluie de feu, réveillèrent le Dieu Doré
    depuis endormi avec le soleil, et contempla les puzzles d'yeux, en déroba deux
    à la volée pour mieux comprendre ce qui se passait... après avoir réfléchi, il
    envoya son armée de Jésus, marchant tels de vrais soldats, la croix en guise de
    bazooka, le tout sur un air de mambo! Les Godorogriffes prirent peur en se
    laissant fondre comme cigarette se consume.

    Toute cette énergie réchauffa la terre, les pluies cessèrent, toutes créatures
    disparurent...une nouvelle vie allait s'organiser, l'As de Pique devint un
    rêve, et emporta avec lui tous les mystères ici inconnus.

    Je me réveille, il faut aller bosser...mais combien de temps ai-je dormi.. dans
    mon bras, je serre mon clown de chiffon... pas sûre d'avoir envie de revoir un
    être humain après mes aventures. La vie revient avec ses habitudes, rien ne se
    passe d'ailleurs....


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique