• Angoisses et autres joies.

     ANGOISSES ET AUTRES JOIES

     

    A tous les fous errant quelque
    part...
    "Le vent des hauts-plateaux souffle où il veut; qui peut lui
    imposer sa direction?" (Zhang Xianliang)

    PROLOGUE

    Uchronie passagère de mon labyrinthe neuronal, je me fais une raison et reviens
    progressivement à la réalité, état nébuleux agréable, et....les premières
    bulles de cotons effleurent un sol inoccupé depuis que le Dieu de la peur
    "Philontous 10 000", ordonna d'un ton persiflant , de prendre
    l'aéroplane blindé et partir pour des lieux plus cléments....Tout s'arrêta
    là....la mélodie collante de fin, signa de sa dernière note, des nuits et des
    nuits se succédant , est-ce que cette histoire se lit aussi bien à l'endroit
    qu'à l'envers?...vit-on vraiment un palindrome ou n'est-ce que le soleil ayant
    marre de jouer les pieds de grue, se permit un long voyage? Réveil difficile,
    existe-il une note allant de un à dix, révélant la bonne conduite de la réalité
    ou de la normalité, en contradiction avec la folie bien sûr....pour cette dernière,
    je lui attribuerais la note 1,si bien sûr une échelle de mesure me le
    permettait. Ma mémoire prend des allures d'étoile filante sans q'aucuns de mes
    voeux se réalisent...les électros-hénissements des odontocètes au loin, me font
    chaleureusement prendre conscience qu'une futur milice, cherchée au plus
    profond des joies d'enfants, creusera le dernier trou pour y enfermer le
    dernier des êtres humains ...mes semblables que je cherche aveuglément à
    travers une terre stérile, où quelques soutanes maléfiques hantent les
    bas-fonds jouant de leur saxe au sons distordus réveillant les fleurs de
    l'abandon de l'âme....c'est la pleine saison...hum...un bouquet? Volontiers! Ne
    sachant dire non, je met un point de départ à ma chute,.... qu'elle soit brève!




    Il "semblerait" que les personnages de ce rêve soient imaginaires. En
    conséquence, toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant vécu
    serait fortuite. Par contre, il ne me semble pas mais il est certain que le
    décor dépeint ici est totalement inexistant..du moins...en nos régions....


    Ière Partie ; Autonomase



    Cauchemar rythmé au son du vent, faisant ressurgir les clowns déambulant sur le
    papier peint à chaque claquement de fenêtre... une légère odeur de noisette
    brûlée titille mon odorat,ma lèvre supérieure se soulevant spasmodiquement,
    prête à vomir le dernier repas du soir, peut-être le dernier...un tremblement
    de casseroles suivi des rires stridents du dernier dauphin, m'épiant de ses
    petits yeux métalliques (mais ça, je l'ai toujours su), ne laisse qu'
    apparaître qu'une lune rouge sur fond noir, les étoiles soufflées comme de
    vulgaires bougies par les nonnes du deuxième étage , déguisées en cow-boys
    (malines les bonnes soeurs!)..Me réfugier? Où ?! le sous-sol..... Je n'ai
    pas pour habitude de parler à mon voisin du sous-sol dit"le
    cachalot", mais j'accepte de sa part un cours sur l'exégèse philosophique
    du judaïsme à l'époque médiévale autour d'une bonne tasse de crème de marron au
    paprika, si ledit personnage me cache sous ses joues ...je trouverais
    certainement un sommeil meilleur dû à ce discours soporifique ou la perte
    définitive du goût...il est vrai, j'avoue, avoir toujours voulu faire fondre
    ses bras de guimauve à feu doux , mais çà.... je le rêve égoïstement
    ....pendant que ces clowns rôtissent sous l'effet des crachats des nonnes, la
    poussière entassée depuis bien des décennies, essaie

    de m'attraper en m'entourant de ses moutons volatiles ...

    vite, me réveiller...je ne veux pas finir habillée de poussière, pourtant...sa
    couleur me va si bien les soirs ou le cachalot joue "la danse du boiteux"...
    La fuite reste ma meilleure alliée, et j'en goûte toute les vices...

    En m'acharnant à décapiter la dernière nonne de ce bouge infâme, des pissenlits
    plein les mains et des bleuets plein les yeux, je fus stoppée net par cette
    charmante armée de clowns automates, écrasant sans pitié les crapauds fuyant à
    travers les ronces... je quitte donc ce lieu de perdition pour une zone enfouie
    sous terre, laissant derrière moi un passé chargé en beuveries et autres
    attentats aussi mélodiques que la valse funèbre de Chopin....dommage, je
    remonterais bien récupérer la tête gorgonèse, gisant sur les tommettes
    blafardes de l'estanco de bas quartier, sa forme en Y me servirait bien de
    torche pour parcourir les kilolitres d'égouts, me séparant de ma ville natale ,
    où le soleil flemmard se couche vers 42h, et la lune ne se fait plus aussi
    ronde qu'avant....avant que la Terre ne se décroche du système et ne sache plus
    où tomber. Les clowns déambulant derrière une brume de chaleur verdâtre,
    apparaissant comme des fées du bal de fin d'année, soufflant d'une haleine
    forte en chlore, balançant leurs bras d'un geste wagnérien en ma direction,....
    miracle!, une baleine-volante m'accueillant de ses ailes aux plumes soyeuses,
    me donne enfin un doux repos...peut-être me réveiller au son du hip-hop à la
    harpe, et déguster quelques mandragores fraîches...repartir pour découvrir
    d'autres décors orientalo-aztèque....

    A Suivre....


    IIème Partie : Accalmie



    J'adore les régions où la variété de paysages vous transporte dans un coma
    tellement profond que seul DJ Strudel peut vous en sortir à coup de
    fouet-pogoteur....je m'égare là, revenons-en à notre histoire ,(ne le dites à
    personne, mais je ne sais toujours pas à quoi sert un fouet-pogoteur.....)



    Munie de mon turbo- tapis volant apprivoisé, (de quoi regretter la caisse à
    Dédé!), je parcours le ciel zébré de ses contrails et guidée par une fanfare de
    400 sexagénaires je décide de me poser... atterrissant dans les Amélanchiers
    Vulgaires de cette splendide forêt, aussi chaleureuse qu'une ergastule, les
    arbres pourtant complices à une autre époque..celle où ces géants majestueux
    faisant claquer le bout de leurs branches sur un air de gospel (en rythme s'il
    vous plaît!)et le soleil fêtard se traînait jusqu'aux heures tardives ,laissant
    place à la lune par un bâillement.... je longe paisiblement ce petit coin , et
    c 'est avec la vivacité d'Annie Cordy, que j'arrive dans les bras tous chauds
    de ses hautes herbes rougies par quelques coccinelles incandescentes...endroit
    magique où je peux cueillir quelques fraises tagada et oublier les clowns
    désarticulés, et les soutanes endiablées. Retrouver une vie normale, reprendre
    mon ancien métier d'analyste en électro-charcuterie? à voir...Benoîtement, je
    m'élance dans chemin brodé de papier-maché, puis de mes pas lourds, traverse un
    champs de Monnet où les coquelicots agités, broutent en coeur les derniers
    soupirs de quelques insectes à poils durs...Paisible...pour cette troisième
    époque de l'hiver, les pluies de glace bleue ont cesser depuis peu, et je savoure
    chaque mètre me séparant de mon ancienne cité, où doit régner un festival
    d'horreur clownesque, je sens au loin le ravalement de larmes de ces pauvres
    crapauds, comme les eaux sales remontant les canalisations des égouts.


    Puis, là, par manque de lacets à mes chaussures, gentiment dévorés par fourmis

    plasticovores, j'arrête ma course, mouais, je poursuivrais plus tard...

    A Suivre.....



    IIIème partie: Temps oubliés


    L'idée géniale de me confectionner de jolis lacets en brins d'herbes sèches tressés,
    me vient en scrutant cette sublime pelouse dorée aux allures hollywoodiennes,où
    les chenilles dansant un tango éfreiné me servent un spectacle hors du
    commun....Bref, je peux à présent continuer mon chemin, marchant allègrement à
    la recherche de l'As de pic, lui seul, gardien des mystères pourra me tracer la
    route et m'indiquer au son du djeeridoo l'odeur de quelques humains où mon
    souvenir prend forme en repensant à mes anciens proches...

    Bérénice (surnommée par pur caprice Childéric) qui n'a jamais pu contenter sa
    joie plus de 2 secondes à l'idée de posséder la fameuse collection d'espadons
    (Panini), se faisant un plaisir du haut de ses talons en glue marine de
    punaiser quelques xiphias gladius sur les murs de sa chambre, et de ses doigts
    cruciformes relever sa chevelure d'écailles d'un air satisfait, le sourire
    simiesque....j'ai eu des amis en or...nos jeux de simulations magnétiques
    transcrâniennes et autres macaronnades me manquent...

    Que donnerais-je pour n'être , une seconde seulement un conte merveilleux
    rempli de rêves saupoudrés de noix de coco râpée et non de sueurs amères....

     

    IVième partie : Elégance du monstre


    Bien qu'une action divine n'est point suffit à réaliser la nature, je conclue
    DIEU (Philontous 10 000) ,ne s"est pas levé tous les jours du bon pied ,
    voir même quelques grâces matinées largement abusées, dues à des soirées noyées
    par la production du fruit de sa création...


    Afin d'honorer ce vieux fou au portrait torturé rafraîchit de suie et de cire,
    au monogramme à la torche enflammée...les poms-poms girls soutanées agitant
    avec force et conviction de noirs drapeaux, se tortillant et sautillant tels
    des crapauds ébouillantés, déchirant l'atmosphère de leurs rires enivrés de
    quelques herbes macérées, me tendent leurs bras perséphoniques et leurs regards
    accusateurs , m'invitant à poser le premier cailloux de la pierre tombale des
    nations...j'enfile ma combinaison à oxygène pressurisé et court (et c'est pas facile!)
    loin de ce puzzle où mille yeux éparpillés , encadré avec goût de guirlande de libellules
    battant la mesure ...course stoppée par les Godorogriffes , attirés par l'odeur
    fraîche des longs jupons , gobant un à un ces yeux imbibés de boisson
    biologique...hum...j'aurai voulu goûter à ce calice débordant de liqueur de
    coquelicot , la question n'est plus de savoir ce que je vais boire, mais plutôt
    comment ne pas me faire manger!.....maudits reptiles ...je sais....ce n'est pas
    la vérité mais l'autorité qui fait la loi....l'As de pic en connaît quelques
    chose,envoyant son valet , justicier saignant de sa lance tous les Humzool
    menaçant sa demeure aux berceaux en croisés d'ogives, son triforium regorgeant
    de magnifiques trophées à têtes de béliers pleurant, des enluminures de saints
    destructeurs et autres joyaux aussi salvateurs et utiles qu'un maillot de bain
    en Sibérie ...la calvacade se déchaîne à la vue des Godorogriffes à la gueule
    enfarinée des petits soirs de cette saison, les pluies de glaces bleues sont
    finies certes,laissant place aux averses de feu, dignes d'un épisode sorti des
    dix plaies d'Egypte.....

    mais là! Que vois-je! Non! L'averse de feu dirigée sur les Godorogriffes est
    tout simplement les tirs de la Kalachnikov de Nelly! Sacrée Nelly, je l'avais
    oublier, rien à voir avec cette histoire en cours, mais là, Nelly, tu me sauve
    la vie pour boucler cette partie....

    Cinquième et dernière partie : Soulagement


    Les tam-tams se faisant entendre de mes chaussures régulant ma course et les
    battements de mon coeur à travers cette pluie de feu, réveillèrent le Dieu Doré
    depuis endormi avec le soleil, et contempla les puzzles d'yeux, en déroba deux
    à la volée pour mieux comprendre ce qui se passait... après avoir réfléchi, il
    envoya son armée de Jésus, marchant tels de vrais soldats, la croix en guise de
    bazooka, le tout sur un air de mambo! Les Godorogriffes prirent peur en se
    laissant fondre comme cigarette se consume.

    Toute cette énergie réchauffa la terre, les pluies cessèrent, toutes créatures
    disparurent...une nouvelle vie allait s'organiser, l'As de Pique devint un
    rêve, et emporta avec lui tous les mystères ici inconnus.

    Je me réveille, il faut aller bosser...mais combien de temps ai-je dormi.. dans
    mon bras, je serre mon clown de chiffon... pas sûre d'avoir envie de revoir un
    être humain après mes aventures. La vie revient avec ses habitudes, rien ne se
    passe d'ailleurs....


  • Commentaires

    1
    Dimanche 3 Décembre 2017 à 09:38

    SUPER! A quand l'adaptation cinématographique? ha, ça va! Je blague...

    2
    Mardi 13 Février à 03:50
    nanipeinture
    Merci de votre passage. Voulez vous me donner votre
    adresse pour venir vous lire ? nani
    3
    Mercredi 14 Février à 09:47

    Bonjour Naphtaline ! C'est ton prénom ? pour rire ! Merci de m'avoir donné ton adresse. Ton blog est un livre ou quelque chose de ton vécu ? Moi pour les fous... je me reconnais dans cette folie errant dans un monde que je ne comprend pas ou je préfère rester dans le coeur d'enfant qui voit tout sans pour autant se laisser aller dans le courant. Je te souhaite une belle journée et bisous nani. C'est le diminutif de mon prénom  ana

      • Jeudi 15 Février à 16:14

        Pour répondre à ta question, mon blog est simplement des petites histoires que j'invente, cela fait parti du lâcher prise...Bonne journée à toi,

        bises.

    4
    Jeudi 12 Avril à 18:22

    Bonsoir Carine ! Me voici dans ton monde où j'amène un peu du mien. Je connais le monde des angoisses. Puis je connais aussi celui de JOIES. C'est curieux comme je me souviens surtout des joies. Je crois que c'est car dans l'autre monde je ne suis pas alaise. Tu parles d'un escargot en fuite... C'est un long chemin.... Je me souviens depuis mon enfance cet autre monde... juste le mien ou je réfugiait pour pas voir sans doute le grand dortoir de ma pension. La petite fenêtre où le mouvement du petit voile me faisais si peur car cela voulais dire " être regardée malgré moi et avec un méchant regard " Je ne me souviens pas de mes rêves mais ce que je sais c'est que je n'étais " pas là " Je ne sais pas si à cet époque j'avais des angoisses... peurs... je ne sais pas mais je fouillais tout le temps. Voilà un peu ... Je crois que chaque personne fuit un peu quelque chose. Le réel ? C'est incroyable comme le réel fait peur.... rester là assise devant soi sans savoir ce que la minute d'après va donner. J'ai trouvé dans mes JOIES qui sont toujours là une façon de pouvoir rester là, sans rien faire devant une heure. Le silence total ou les petits bruits de la nature, des oiseaux, de quelqu'un qui se lève ou bouge. Ce furent ces heures pleines devant le tabernacle où je voyais la petite loupiote ... Devant cette présence invisible... pas une croyance mais une présence qui m'habitais. Ces 60 minutes où parfois je les trouvais trop courts... parfois un peu longs. AUCUNE CRAINTE NI RIEN D'AUTRE QUE LA PAIX. Voilà pour ce soir et bonne soirée si tu me lis ou si tu retournes de ton job ... Je te souhaite bon repos. nani 

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :