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  • Angoisses et autres joies II

     

    ANGOISSES ET AUTRES JOIES II

    Mais que ce passe-t-il par ici ? Je ne reconnais plus mon monde. Plus envie de rien, mal partout, même le ronron du chat devient méconnaissable...est-ce un loup, un cheval ? Ce n'est rien, la folie me guette, un nœud au cerveau en plus, ou en moins, qu'importe, faut avancer... avancer, oui mais pour aller où?! De Dieu ! Quand cela va-t-il s'arrêter ? Le soleil ne répond plus, j'ai beau l'appeler il fait la gueule, me tourne le dos. Juste une gifle, encore une.. ce n'est rien, attendre que ça passe... l'habitude du chaos devient rengaine prévisible. Pourquoi la même histoire...à part les personnages qui changent ... «  et ben, encore heureux !», me crie la raison, cette putain de raison que le cœur ne connaît pas. Eurekâ, j'ai simplement le cœur qui saigne, un Doliprane en forme de bisou et un pansement à la barbe à papa devraient faire l'affaire, si non, un peu de morphine à la fraise Tagada pour arrêter d'y penser. Penser à quoi déjà ? Je ne sais plus...bon c'est que ça va mieux finalement...Bouhouhou... sniff, a y est c'est reparti... mais où son passés mes mouchoirs ? Heu..bon c'est pas grave, doit bien rester un rouleau de pq dans le coin.. façon, c'est l'heure du dodo, alors bonne nuit, à vous, fantômes que je ne veux plus entendre ! Et j'écris ce que je veux !, y en a des qui chantent bien en espèce de Kimono rose, les cheveux en macarons roulés fièrement, en imitant les poules  ! donc, voilà, quoi....


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    "L'être" anonyme.

    Il fait limite chaud, il fait limite jour aussi. Je sors discrètement de chez moi en veillant à ne pas réveiller les voisins. Je longe le long des maisons, du boulevard, à peine éclairés par une lune fatiguée d'attendre la relève du collègue soleil. Personne en vue, juste  le silence ponctué d'un doux petit vent pas si agréable que ça d'ailleurs, venant me piquer le visage. Je zieute la contre allée où ma voiture est censée être garée, j'en repère la forme, la couleur, et une fois chevauchée ma monture, je m'élance à peine réveillée à travers cette mini ville, puis, attaque les petits chemins de brousse. Quel bonheur, ces quelques instants du petit matin, à rouler sans croiser âmes environnantes, loin des bruits de la maison, de la télé trop forte, de la machine à laver pendant les repas, loin de toute pollution sonore. Juste la route campagnarde, ces magnifiques allées d'arbres m'ouvrant la voie vers mon lieu de travail. Ho oui, bien sûr, le vélo serait le plus approprié, si le trajet était moins long...aller, c'est l'heure d'embauche, je goûte le plaisir d'attaquer la journée sans collègues, sans clients, pas de radio, pas de bruits...arrivée même en avance pour ne pas louper une miette de solitude, puis un peu plus tard, c'est prêt ! L'odeur des croissants vient me chatouiller les narines, le pain est bien croustillant, je sors le tout du four en prenant de pleine face cette chaleur odorante, réconfortante...je m'estime heureuse, car je ne connais pas beaucoup de monde se rendant au travail sans boule au ventre...Courage à ceux-là.

    "L'être" anonyme.


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  • "-Revenez aux fondamentaux, messieurs.

    -C'est-à-dire? s'enquiert Pardieu sans se départir de son attitude méprisante.

    -Ton ennemi te gêne? Elimines-le. Si tu ne peux pas, ou tu ne veux pas l'éliminer, achète-le. Il suffit de trouver son prix. Tout le monde a un prix. Mais si ton ennemi est réellement incorruptible, alors compromets-le. Ou mieux, dégoûte-le. 

    -De quoi? 

    -De la vie, de son boulot, de l'avenir. De son utilité sur Terre. De ses amis. De son chien s'il en a un. Du bien fondé de son existence, dans tous les sens du terme. 

    -De tout, pour faire court ?

    -C'est cela, de tout. Et surtout de lui-même....."

    Petit passage du livre que j'ai lu il y a de cela un moment, Vostok de Jean-Hugues Oppel. me rappelant un certain bonhomme avec qui j'ai eu l'opportun privilège de travailler, jusqu'au dégoût de moi-même...à me dire que...enfin, rien de très joviale. 

     

     

    Il n'avait pas son pareil pour remballer les gens, cette façon élégante tant par ces gestes que ces mots choisis, cette souplesse linguistique et ce regard vous enrobant tout entier d'une chaleur suffocante au taux d'humidité avoisinant les 100% jusqu'à l'asphyxie...totale. Amateur de whisky et de roulés, ce grand déguingandé aimait se balader en pleine nature, traversant les champs et forêts à la recherche d'une tranquillité, à l'abri des autres humains, dont il cultivait une certaine animosité grandissante avec les années, ayant pris solidement racines dans son isolement d'enfance. Personnage cynique, corrosif et doué de ces abracadabrantes petites phrases fondantes de dédain, vous tendant la corde autour de la langue afin que vous ne puissiez répondre, pour vous la glisser le long du cou afin que vous ne puissiez agir. Tout ceci reste imagé et pourtant...combien de victimes dans notre voisinage, travail, famille même avons pu nous rencontrer, ces gens toxiques qui mènent la vie dure aux autres, par pur caprice de fierté...

     


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  • L' HISTOIRE EST PARTOUT.

     

    Tous les matins, en ouvrant les volets de ma chambre, je vois cette petite tête souriante incrustée dans le mur de mon voisin. Je me suis toujours posé la question à savoir qui était ce personnage, donc pas plus tard qu'y a pas longtemps (c'est-à-dire 3 jours, 10 heures, 28 minutes et 12 secondes), je me rend chez ce dernier pour connaître le mystérieux faciès qui me scrute la face pas réveillée tous les jours. Il n' en a pas la moindre idée, sauf que son grand-père était charron, il réparait ou concevait les roues de charrettes, travaillait aussi bien le bois ou le métal, tout ça avant la motorisation. Donc le plus simple était de chercher le saint patron, et je trouve Saint Eloi, avec plusieurs documentations intéressantes, je vous laisse le lien de ce blog:

    https://lalumierededieu.blogspot.com/2016/06/saint-eloi-de-noyon.html
     
    Puis en cherchant sur wikipédia et autre sources, un passage sur les ateliers des charrons, et un lien vers Sainte Catherine d'Alexandrie....
     
    Son enseigne comportait souvent une roue et une sainte patronne, Catherine d'Alexandrie (martyrisée avec une roue à pointes qui figure, brisée, dans ses attributs), représentée par une statue, momentanément présente à la porte de l'atelier, à laquelle le patron et les ouvriers offraient des bouquets enrubannés le jour de sa fête, le 25 novembre. La roue, parfois associée à un ou plusieurs outils tels que la doloire, l'herminette ou le plane, est d'ailleurs l'emblème de l'entrée tardive des artisans charrons dans le compagnonnage commun avec les forgerons en 1706 à Bordeaux. Ainsi on retrouve la sainte patronne favorite de ses derniers, sainte Catherine, mais aussi saint Éloi49. C'est pourquoi le verdunois Raymond Humbert classe sans hésiter la confrérie des charrons parmi les artisans des métaux50. 
     
     
    Voilà, un tout petit mystère de résolu, les présentations sont faites!
     
     
     
     
     

    L'histoire est partout...

     L'histoire est partout...


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